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Finale CAN 2025 : Le rôle clé de trois acteurs dans un scénario de tension, de controverse et surtout de triomphe pour le Sénégal

 

La 35è édition de la Coupe d’Afrique des Nations accueillie par le Maroc aura été l’une des plus empreintes à polémiques dans l’histoire de cette compétition. Annoncée à grands frais médiatiques depuis plusieurs mois comme celle qui sera la « meilleure CAN de tous les temps », cette messe a laissé dans plusieurs gorges, un os qui mettra longtemps à être avalé. Une situation qui aurait pu être encore pire, si Brahim Diaz et le pays organisateur remportaient le tournoi au soir du dimanche 18 janvier à Rabat. Retour dans cette analyse de la rédaction, sur les attitudes de Jean Jacques Ndala (arbitre de la finale Maroc-Sénégal), Sadio Mané et Pape Thiaw respectivement capitaine et coach des Lions de la Téranga à un moment où le match se dirigeait vers une interruption inédite sur fond d’injustice.

 

Téranga et non Atlas. C’est le choix opéré par le trophée entre deux lions qui cherchaient chacune une deuxième étoile à leur palmarès. S’il est vrai que la rencontre a été marquée par des décisions arbitrales contestables et des réactions émotionnelles, le comportement de certains acteurs principaux a illustré toute la complexité d’un match à haute tension. Avant le début de la finale, le juge central (qui a officié le match d’ouverture Maroc vs Comores avec toutes ses incohérences) était déjà lorgné et sous le feu des critiques pour une probable partialité en faveur du pays hôte. Les défenseurs de cette idée ont peut-être eu un argument solide en fin de partie, pour justifier leur présomption après un but injustement refusé au Sénégal. Une situation décrite comme « un scénario très cruel. Pas de faute sur Hakimi. C’est une réalisation qui nous a été volée» selon certains analystes sénégalais. Pour le consultant algérien Mohamed Henny « L’arbitre a fait preuve de partialité dans plusieurs phases du match. S’agissant du Maroc ça a été toujours comme çà notamment lors des huitièmes contre la Tanzanie ou encore en quart face au Cameroun. Des décisions arbitrales ont favorisé le Maroc » renforçant la perception d’un favoritisme systématique.

 

Sadio Mané, un modèle d’acceptation et de lucidité

 

Quelques minutes après le but injustement refusé aux Sénégalais, le Maroc s’est vu offrir logiquement un penalty à la 93è minute après consultation de la VAR. La faute de El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz après un corner venue de la droite n’a pas échappé à l’assistance-vidéo qui l’a checké et signalé. S’en suit près de vingt minutes de contestation marquée par un appel à quitter le terrain du sélectionneur Pape Thiaw à ses poulains. Dans ce tohu-bohu, un homme, Sadio Mané s’érigera en diplomate pour convaincre et rappeler ses coéquipiers à revenir sur la pelouse. L’issue de la finale, on la connaît. Brahim Diaz manque le penalty et Pape Gueye inscrira le but victorieux en prolongation qui permet au Sénégal de décrocher sa deuxième étoile dans une Coupe d’Afrique des Nations. Interrogé par Canal+ Sport Afrique sur son acte pacifique, Sadio Mané a déclaré « il y a eu beaucoup de litiges pendant le match. Personnellement, je pense qu’il n’y avait pas penalty, mais si l’arbitre estime qu’il y en a un, il n’y a pas de problème, c’est le football». L’enfant de Bambali qui avait déjà offert aux Lions de la Téranga leur tout premier sacre en 2022 a aussi confié comment il a conseillé ses coéquipiers face à la tension ambiante. « J’ai demandé l’avis de Claude Le Roy, je me suis dit que c’était la personne idéale, et il m’a conseillé : "il faut rester, il faut jouer". La légende Diouf m’a également dit la même chose. Il faut revenir sur le terrain et jouer. « Un pénalty n’est pas forcément un but » m’a t-il dit. Malgré les controverses, l’équipe a choisi de continuer à avancer, assumant la décision arbitrale. Son attitude, centrée sur la résilience, a été saluée par beaucoup comme un exemple de sang-froid dans une situation difficile.

 

Le discours de Pape Thiaw, responsabilité et regrets

 

De son côté, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, a reconnu la tension et ses conséquences émotionnelles. Après avoir demandé à ses joueurs de quitter le terrain en signe de protestation, il a présenté ses excuses à la communauté footballistique. « Je regrette profondément d’avoir demandé à mes joueurs de quitter le terrain. Je présente mes excuses au football. Après réflexion, je les ai fait revenir. Il arrive parfois de réagir sous le coup de l’émotion. Mais nous reconnaissons les erreurs de l’arbitre. » déclara t-il au micro de Bein Sports. Ce mea culpa traduit la complexité d’un moment où la passion a pris le dessus, mais où il semble aussi y avoir une volonté de respecter l’esprit du sport malgré les frustrations. Le Sénégal, en triomphant dans ces conditions, prouve que la ténacité et la foi en la victoire peuvent surpasser tous les obstacles. Ce scénario, entre controverses arbitrales et démonstration de courage, restera dans les mémoires comme une finale passionnée, où le football a une fois de plus montré qu’il est autant une question d’émotions que de règles.


Moucharaf SOUMANOU

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