top of page
le nationaliste logo-01.png
logo nationaliste detail [Récupéré]-03.png
VOTRE-PUB-ICI- ok.png

CAN 2025 : le Sénégal sacré Champion au terme d’une finale irrespirable face au Maroc

 

Le Sénégal a conquis, ce dimanche 18 janvier, la deuxième Coupe d’Afrique des Nations de son histoire en venant à bout du Maroc (1-0) à l’issue d’une finale haletante, tendue et riche en rebondissements. Disputée devant près de 65 000 spectateurs acquis à la cause des Lions de l’Atlas, la rencontre restera gravée dans les mémoires autant pour son intensité sportive que pour les scènes de confusion ayant marqué sa fin de temps réglementaire.

 

Dans une ambiance incandescente, portée par tout un peuple marocain et des millions de prières à travers le Royaume, les Lions de la Téranga ont fait preuve d’une solidité mentale exceptionnelle. Il fallait une équipe d’un très grand caractère pour résister à la pression du public, au défi physique imposé par le Maroc et, surtout, à une décision arbitrale qui aurait pu faire basculer le destin du trophée.

 

Prévenu par Walid Regragui lui-même – « Il faudra une équipe du Sénégal très forte pour venir nous battre chez nous » –, le Sénégal a répondu présent. Dominateurs par séquences et disciplinés tactiquement, les champions d’Afrique ont toutefois manqué de réalisme en première période, laissant planer le suspense jusqu’à cette fameuse 98ᵉ minute qui allait embraser la finale.

 

Le penalty de la discorde et la colère sénégalaise

 

À quelques secondes du coup de sifflet final, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala accorde un penalty au Maroc pour une faute d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz lors d’un corner. Une décision qui déclenche une vive polémique. Si les ralentis montrent un contact réel, la frustration sénégalaise s’explique aussi par un but refusé plus tôt aux Lions de la Téranga pour une faute jugée très légère sur Achraf Hakimi.

 

Sous le choc, les joueurs sénégalais, emmenés par leur sélectionneur Pape Thiaw, quittent momentanément la pelouse pour protester. Le stade devient électrique, la tension atteint son paroxysme. Finalement, le jeu reprend. Brahim Diaz, meilleur buteur marocain du tournoi, se présente face à Édouard Mendy. Contre toute attente, le joueur du Real Madrid tente une panenka mal inspirée… que le gardien sénégalais capte avec autorité.

 

Le Sénégal venait d’échapper au pire. Revigorés par ce tournant improbable, les Lions tiennent bon et arrachent la prolongation sur un score toujours vierge.

 

Pape Gueye libère Dakar, le Sénégal résiste héroïquement

 

À peine la prolongation entamée, le Sénégal frappe. Sur une chevauchée magistrale, Pape Gueye transperce la défense marocaine avant de loger une frappe imparable dans la lucarne de Yassine Bounou (94ᵉ). Le stade se fige. Le Sénégal prend l’avantage au moment où il fallait frapper.

 

Dès lors, la finale bascule dans une lutte acharnée. Le Maroc jette toutes ses forces dans la bataille, multiplie les assauts et joue son va-tout. Le Sénégal, lui, s’arc-boute sur son avance avec une abnégation remarquable. Les interventions décisives se succèdent, portées par deux gardiens exceptionnels, Mendy et Bono, auteurs d’arrêts déterminants.

 

Malgré l’absence de son capitaine Kalidou Koulibaly, suspendu, et le forfait de dernière minute de Krépin Diatta, le Sénégal fait preuve d’une maturité impressionnante. L’expérience de Sadio Mané, la sérénité de Gana Gueye et le sang-froid collectif font la différence.

 

Le sacre de la maturité et de la fraternité

 

Redoutable tout au long du tournoi, le Maroc, qui avait écarté le Cameroun puis le Nigeria, n’a jamais trouvé la solution face à un Sénégal maître de son tempo et dominateur dans la gestion du jeu. Les deux meilleures équipes de la compétition se sont affrontées dans une finale à la hauteur de l’événement.

 

Au-delà de la rivalité, une image restera : celle d’un public marocain respectueux applaudissant l’hymne sénégalais, et celle de joueurs des deux camps s’embrassant au coup de sifflet final, après une rencontre marquée par la tension mais aussi par le respect.

 

Le Sénégal a souffert, douté, vacillé… mais n’a jamais rompu. Au bout de l’effort et de l’émotion, la Coupe d’Afrique des Nations retourne à Dakar. Le meilleur a gagné.


Aristide SETTIN

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
le nationaliste logo-01.png
bottom of page