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CQM, session d’octobre 2026 : 40 346 candidats en lice pour décrocher le diplôme de l’artisanat béninois

il y a 17 heures
3 min de lecture

 

La session d’octobre 2026 de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (CQM) a officiellement démarré le 28 octobre 2026 au Lycée technique Coulibaly de Cotonou. Avec 40 346 candidats, dont 57 % de femmes, cette session témoigne de la place grandissante de la formation professionnelle dans la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat au Bénin.

 

Le secteur de l’artisanat béninois est à nouveau à l’honneur. La cérémonie officielle de lancement de la session d’octobre 2026 du Certificat de qualification aux métiers (CQM) s’est tenue au Lycée technique Coulibaly de Cotonou, en présence des principaux acteurs de la formation professionnelle et des autorités gouvernementales.

 

Il s’agit de la septième session organisée depuis la rénovation du dispositif. Cette nouvelle édition mobilise des milliers de candidats à travers le pays et confirme la volonté des autorités de renforcer la reconnaissance des compétences acquises dans le cadre de l’apprentissage.

 

40 346 candidats répartis dans 36 métiers

 

Les chiffres de cette session illustrent l’ampleur de l’organisation. Au total, 40 346 candidats, dont 57 % de femmes, prennent part aux évaluations dans 36 métiers. Les épreuves se déroulent sur 1 177 sites rattachés à 39 centres répartis sur l’ensemble du territoire national.

 

L’inclusion figure également parmi les priorités de cette édition. Des personnes en situation de handicap ainsi que des candidats issus des maisons d’arrêt participent aux épreuves, traduisant la volonté d’élargir l’accès à la qualification professionnelle.

 

À l’ouverture de la cérémonie, le préfet du Littoral a souhaité la bienvenue aux membres de la délégation officielle. Étaient notamment présents le président de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin), Soufiyanou Imorou, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou Baco, ainsi que les ministres en charge des Enseignements secondaires et de l’Enseignement supérieur.

 

La CMA-Bénin mise sur la rigueur et l’impartialité

 

Prenant la parole au nom de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin, son président, Soufiyanou Imorou, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour son accompagnement dans la mise en œuvre du dispositif.

 

Il a également présenté les principales étapes ayant conduit à l’organisation de cette session, notamment les inscriptions avec l’appui des comités communaux, la stabilisation des listes de candidats, l’élaboration des épreuves, l’identification des centres d’examen et la formation des jurys.

 

À l’endroit de ces derniers, il a lancé un appel à la responsabilité et à l’exigence professionnelle. Pour lui, l’évaluation doit reposer sur les compétences effectivement démontrées par chaque candidat. « Votre mission est d’apprécier les compétences réellement démontrées par les candidats. Soyez rigoureux, justes et impartiaux. Chaque certificat délivré doit correspondre à une compétence effectivement maîtrisée », a-t-il insisté, soulignant que la crédibilité du dispositif constitue un enjeu majeur pour l’artisanat béninois.

 

Le président de la CMA-Bénin a ainsi rappelé que le CQM s’est progressivement imposé comme une référence dans la sous-région, ce qui exige le maintien de standards élevés dans l’organisation des examens et la délivrance des certificats.

 

Le CQM, un véritable diplôme d’État

 

De son côté, la ministre Awaou Baco a réaffirmé l’ambition du gouvernement de faire de l’artisanat et de la formation professionnelle des instruments essentiels de développement économique et social. « Cette cérémonie traduit la volonté du gouvernement, sous le leadership du Président de la République, de faire de l’artisanat et de la formation professionnelle des leviers de l’emploi et de l’entrepreneuriat », a-t-elle déclaré.

 

La ministre a particulièrement mis en avant les changements induits par la réforme de 2023. Depuis cette évolution, le Certificat de qualification aux métiers ne se limite plus à une simple attestation de fin d’apprentissage. Il constitue désormais un diplôme d’État destiné à valoriser les compétences professionnelles des artisans et à favoriser leur insertion sur le marché du travail.

 

Elle a toutefois rappelé que la reconnaissance du diplôme dépend étroitement de la qualité des évaluations. À cet effet, elle a appelé l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de responsabilité, afin que les résultats reflètent fidèlement les aptitudes des candidats.

 

Un appel à la confiance et à la concentration

 

S’adressant aux candidats, Awaou Baco les a invités à aborder les épreuves avec sérénité et détermination. Elle les a exhortés à faire preuve de discipline, de confiance et de concentration tout au long des évaluations.

 

Au-delà du nombre de participants, cette session d’octobre 2026 représente une étape importante dans la valorisation des métiers et la reconnaissance des compétences issues de l’apprentissage. La crédibilité des résultats et la qualité des certificats délivrés demeurent ainsi au cœur des attentes des autorités et des professionnels du secteur.


Perside HOUNNOU (Stag)

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