Sécurité routière au Bénin : l’Union progressiste le Renouveau plaide pour une large vulgarisation du nouveau Code de la route

Au lendemain de l’adoption du nouveau Code de la route par l’Assemblée nationale, le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau (UP-R) a organisé, mardi 27 octobre, une conférence de presse consacrée aux enjeux de cette réforme. À travers le député Louis Koukpemedji, les parlementaires ont présenté les principales innovations du texte et appelé à une vaste campagne de sensibilisation pour favoriser son appropriation par les usagers de la route.
Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le renforcement de la sécurité routière. Adopté à l’unanimité des députés présents et représentés, le lundi 26 octobre, le nouveau Code de la route a été au centre d’une conférence de presse animée, le lendemain, par le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau. Face aux professionnels des médias, le député Louis Koukpemedji a exposé les principales avancées de cette réforme, dont l’ambition est de mieux protéger les usagers et de réduire les accidents de la circulation.
Selon le parlementaire, cette réforme s’impose au regard de l’évolution du contexte national. Pendant plusieurs décennies, la réglementation routière béninoise a reposé en grande partie sur l’arrêté général n° 6138 M du 24 juillet 1956. Or, l’augmentation du parc automobile et motocycliste, l’extension du réseau routier et l’intensification des déplacements ont profondément transformé les conditions de circulation. Une évolution qui rend nécessaire l’adoption d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités actuelles.
Pour le Groupe parlementaire UP-R, les accidents de la circulation demeurent une préoccupation majeure en raison de leurs conséquences humaines, sanitaires, économiques et sociales. Aux pertes en vies humaines s’ajoutent les handicaps permanents, les traumatismes et les difficultés financières auxquelles sont confrontées de nombreuses familles. La sécurité routière apparaît ainsi comme un enjeu de santé publique, de protection sociale et de développement.
Des innovations pour mieux protéger les usagers
Parmi les principales avancées du nouveau Code de la route figure le renforcement de la protection des usagers vulnérables. Les piétons, les cyclistes, les écoliers et les personnes à mobilité réduite occupent une place importante dans les préoccupations portées par cette réforme. La sécurité des enfants sur le chemin de l’école constitue notamment un enjeu qui appelle une vigilance accrue de la part des conducteurs et de l’ensemble des acteurs de la circulation.
Le texte précise également les obligations des conducteurs et des passagers en matière de port du casque et de la ceinture de sécurité, de respect des priorités et de prévention des comportements dangereux. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants figure parmi les pratiques contre lesquelles le dispositif entend renforcer la lutte.
La réforme concerne aussi les règles techniques et administratives applicables aux véhicules. Elle clarifie, par ailleurs, les obligations des personnes impliquées dans un accident, notamment en ce qui concerne la protection des victimes et l’assistance aux personnes en danger.
Autre volet important : le renforcement de l’encadrement des infractions, des sanctions et des mesures administratives, notamment celles relatives au retrait du permis de conduire.
Pour Louis Koukpemedji, il ne s’agit cependant pas de multiplier les sanctions, mais de promouvoir des comportements responsables et de prévenir les drames sur les routes. Le député a insisté sur la nécessité de concilier la fermeté face à l’incivisme routier avec le respect des droits des citoyens, la légalité des procédures et la proportionnalité des mesures prises.
La sensibilisation, un levier essentiel pour l’application de la loi
Abordant le processus d’élaboration du nouveau Code de la route, le parlementaire a rappelé la tenue, le 19 octobre dernier à Grand-Popo, d’un séminaire consacré à l’étude du projet de loi. Cette rencontre a permis aux députés d’approfondir leur compréhension des enjeux et des dispositions du texte. Les travaux de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’Homme, suivis des débats en séance plénière, ont également contribué à son examen et à son amélioration.
L’adoption du texte à l’unanimité des députés présents et représentés traduit, selon le groupe parlementaire, une convergence de vues autour de la nécessité de mieux préserver la vie humaine sur les routes.
Toutefois, la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation soulève un défi majeur : son appropriation par les usagers. Les motocyclistes, les conducteurs de taxi-moto, les transporteurs et les autres professionnels de la route doivent être suffisamment informés des nouvelles dispositions pour s'y conformer.
C’est pourquoi le Groupe parlementaire UP-R invite le gouvernement à organiser une vaste campagne d’information, de sensibilisation et d’éducation routière. Les collectivités territoriales, les organisations professionnelles et les médias sont également appelés à prendre part à cet effort de vulgarisation.
Pour Louis Koukpemedji, l’application de la loi doit privilégier une démarche à la fois juste, transparente et pédagogique. La réduction des accidents ne saurait reposer uniquement sur la répression. Elle exige également l’éducation des usagers, l’amélioration des infrastructures routières, le renforcement des contrôles et la responsabilisation de tous les acteurs.
L’UP-R salue les autorités et appelle à un engagement collectif
Au cours de cette rencontre avec la presse, le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau a salué le leadership du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, ainsi que la vision et l’engagement du président de la République, Romuald Wadagni.
Pour les députés de ce groupe parlementaire, l’adoption du nouveau Code de la route constitue une étape importante dans la construction d’un environnement routier plus sûr. Mais cette avancée ne pourra produire pleinement ses effets sans l’engagement des pouvoirs publics, des professionnels de la route et des citoyens. Le groupe parlementaire appelle ainsi les populations à s’approprier les nouvelles dispositions et les professionnels des médias à contribuer activement à leur vulgarisation.
Au-delà de la réforme juridique, l’enjeu est de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière au Bénin, où le respect du Code de la route devient un réflexe quotidien et la préservation de la vie humaine une responsabilité partagée.
Aristide SETTIN

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