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CÉLÉBRATION DU TRIDUUM PASCAL À COTONOU: Jeudi saint à l’église Saint-Louis de Gbèdégbé : entre humilité, silence et méditation.

Ce jeudi 2 avril, les fidèles de l’église catholique Saint-Louis de Gbèdégbé, située dans le 13ᵉ arrondissement de Cotonou, ont pris part à la messe matinale marquant le Jeudi saint. Au cœur de la Semaine sainte, cette journée invite les chrétiens à la prière, à la réflexion et à une profonde discipline spirituelle, en prélude aux moments les plus intenses du triduum pascal.

Une ambiance de recueillement

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles ont afflué vers l’église, plongée dans une atmosphère empreinte de silence, de méditation et de ferveur. Les chants liturgiques, plus graves et profonds, accompagnaient des regards attentifs et recueillis.

En ce Jeudi saint, l’Église commémore notamment le lavement des pieds par Jésus à ses disciples, un geste fort d’humilité, de service et d’amour fraternel, qui résonne encore aujourd’hui comme un appel à l’engagement chrétien.

Le triduum pascal, cœur de la Semaine sainte

Moment central du calendrier liturgique catholique, la Semaine sainte retrace les derniers instants du Christ, entre souffrance, mort et résurrection. Pour le curé de la paroisse, Alphonse Adjanohoun, l’essentiel réside dans le triduum pascal.

« Quand on parle de la Semaine sainte, il faut en évoquer le cœur, c’est-à-dire le triduum pascal : la passion, la mort et la résurrection du Christ », a-t-il expliqué.

Selon lui, si cette période débute avec le dimanche des Rameaux, marquant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, c’est véritablement à partir du Jeudi saint que les événements prennent toute leur profondeur spirituelle.

« Le triduum pascal commence avec la messe du Jeudi saint, atteint son sommet lors de la vigile pascale et s’achève avec les vêpres du dimanche de Pâques », a-t-il précisé.

Les temps forts à venir

Le Jeudi saint rappelle le dernier repas de Jésus avec ses apôtres, moment au cours duquel il institue l’Eucharistie et le sacerdoce, invitant les fidèles à la prière et à la vigilance.

Le Vendredi saint sera consacré au chemin de croix, symbole du parcours douloureux du Christ jusqu’à sa crucifixion. Le Samedi saint, quant à lui, est souvent perçu comme le temps du silence de Dieu, précédant la vigile pascale célébrée dans la nuit, qui annonce la résurrection du Christ, fondement de la foi chrétienne et source d’espérance.

« Le Christ est allé sur la croix pour mourir, mais surtout pour nous donner la vie », a souligné le prêtre.

Une invitation à la conversion personnelle

Du côté des fidèles, l’importance de la Semaine sainte se manifeste autant dans la participation aux célébrations que dans les comportements du quotidien.

Sévérin Souhoche, fidèle de la paroisse, rappelle que cette période appelle à un véritable renouveau intérieur : « C’est une semaine sainte par excellence, un moment de préparation à la venue du Seigneur. Le chrétien doit faire davantage d’efforts pour refléter le Christ dans ses actes. »

En cette période de grâce, prière, discipline, pardon et engagement personnel s’imposent comme des piliers essentiels pour vivre pleinement cette expérience spirituelle.

Une fidèle, ayant requis l’anonymat, résume l’essentiel : « Entre traditions liturgiques et engagement personnel, la Semaine sainte reste un moment fort où chaque fidèle est invité à se reconnecter à l’essentiel de sa foi et à incarner, dans son quotidien, les valeurs du Christ. »

Blanche CHABI (stag)

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