Célébration de l’Aïd el-Kébir au Bénin : À l’UAC, la Tabaski célébrée entre foi, partage et solidarité
- Finagnon
- 28 mai
- 2 min de lecture
La communauté musulmane de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a célébré ce mercredi la fête de l’Aïd el-Kébir dans une atmosphère de ferveur religieuse, de communion fraternelle et de solidarité. Des centaines de fidèles ont convergé dès les premières heures de la matinée vers la mosquée du campus universitaire pour accomplir la grande prière marquant cette importante fête de l’islam.

Dans une ambiance à la fois recueillie et festive, étudiants, enseignants, commerçants et riverains ont pris place sur l’esplanade de la mosquée, vêtus pour la plupart de boubous éclatants et de tenues traditionnelles soigneusement choisies pour l’occasion. Hommes, femmes et enfants ont participé à cette célébration symbolisant l’obéissance, le sacrifice et le partage.
Au terme de la prière, l’imam officiant a livré un sermon axé sur les valeurs fondamentales de l’Aïd el-Kébir. Il a invité les fidèles à cultiver la paix, le pardon et la solidarité au sein de la société. « La Tabaski nous enseigne le sens du sacrifice et du partage. Nous devons rester solidaires et vivre en harmonie avec les autres », a-t-il exhorté.

L’autorité religieuse a également insisté sur la nécessité d’assister les personnes vulnérables, particulièrement dans un contexte économique difficile marqué par la hausse du coût de la vie. Selon lui, cette fête doit être une occasion d’entraide envers les familles les plus démunies.
Après la prière, les fidèles se sont échangés accolades, salutations et vœux de bonheur dans une ambiance conviviale. Pour beaucoup, la Tabaski demeure avant tout un moment de rapprochement familial et de renforcement des liens sociaux.

« Même avec les difficultés financières, chacun essaie de célébrer dignement cette fête avec sa famille », confie Abdoul Rahim, étudiant à l’UAC. Venue prier avec ses enfants, Amina souligne quant à elle l’importance de cette journée pour les plus jeunes. « Les enfants attendent toujours cette fête avec joie. C’est un moment de partage autour du repas familial », explique-t-elle.

Autour du campus universitaire, les préparatifs se poursuivaient dans les concessions et quartiers environnants. Tandis que certains procédaient au sacrifice du mouton, d’autres s’affairaient déjà autour des marmites et des grillades destinées aux repas de fête.
Malgré les contraintes économiques, les fidèles rencontrés restent profondément attachés à cette célébration religieuse qui continue d’incarner, au-delà du rite, des valeurs de foi, de fraternité et de solidarité.
Cabelle ETEKA (Stag)

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