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Culture : Disparition de Boncana Maïga, virtuose malien et pionnier de l’afro-cubain 

Le musicien malien Boncana Maïga, figure incontournable de la musique afro-cubaine, s’est éteint le samedi 28 février 2026 à Bamako, au Mali. Flûtiste d’exception et arrangeur recherché, il laisse derrière lui une œuvre considérable qui a profondément marqué les scènes musicales africaine et internationale.

 

Surnommé « Maestro » par ses pairs, Boncana Maïga était reconnu comme l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Né en 1949 à Gao, il a très tôt manifesté des aptitudes remarquables pour la musique. À ses débuts, il participe à la création du groupe Négro-Band, avec lequel il sillonne le Mali avant de s’envoler pour Cuba. C’est sur l’île caribéenne qu’il perfectionne son art de la flûte et du saxophone, s’imprégnant durablement des sonorités afro-cubaines qui deviendront sa signature.

 

Au fil des années, il fonde des formations devenues emblématiques, notamment Las Maravillas de Mali et Africando, contribuant à créer des ponts musicaux entre l’Afrique et l’Amérique latine. Son talent d’arrangeur et de chef d’orchestre lui vaut une reconnaissance bien au-delà des frontières maliennes.

 

Après un retour bref au Mali, il choisit de s’installer en 1973 en Côte d’Ivoire, pays qu’il considérait comme une seconde patrie. « La Côte d’Ivoire m’a tout donné, j’ai tout donné à la Côte d’Ivoire », aimait-il rappeler pour évoquer son attachement à cette terre d’adoption. À Abidjan, il enseigne à l’Institut national des arts et participe à la direction du conservatoire national, jouant un rôle déterminant dans la formation de plusieurs générations de musiciens.

 

Producteur influent en Afrique de l’Ouest, il marque également de son empreinte les studios JBZ d’Abidjan, où il accompagne de nombreux artistes. Son nom reste étroitement lié à celui de Alpha Blondy, dont il a arrangé les cinq premiers albums. Son sens de l’orchestration et sa rigueur professionnelle ont contribué à révéler et à structurer de nombreux talents de la scène africaine.

 

En fin de parcours, malgré des propositions attractives venues de l’étranger, Boncana Maïga avait choisi de regagner le Mali, fidèle à ses racines. Avec sa disparition, le continent africain perd un musicien visionnaire et un passeur culturel dont l’héritage continuera d’inspirer les générations futures.

 

Aristide SETTIN

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