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Premier chapitre du livre "Jeunes du Bénin, ayez confiance" : Que retenir de l'essai politique du Dr Mouhamed Awali AKINTOLA ?

  • Finagnon
  • il y a 22 heures
  • 2 min de lecture

Dans son essai politique « Jeunes du Bénin, ayez confiance : Wadagni, le défi d’une génération », Mouhamed Awali Akintola dresse un constat sans concession sur la condition de la jeunesse béninoise. À travers un récit personnel marquant, l’auteur met en lumière une réalité troublante : celle d’une génération qui peine à trouver sa place dans son propre pays.

L’anecdote est saisissante. À Cotonou, l’auteur retrouve un ami architecte de retour du Maroc après deux années de galère. Là-bas, il survivait comme simple manœuvre sur des chantiers, loin de ses qualifications. Pourtant, malgré ces conditions précaires, son regard sur le retour au pays est encore plus sombre : « Là-bas, je suis invisible. Mais ici, je suis pire, je suis superflu ! » Une phrase lourde de sens, qui traduit un sentiment profond d’inutilité et de déclassement.

Pour l’auteur, cette perception constitue un véritable danger pour la nation. Une jeunesse qui se sent « superflue » est une jeunesse désengagée, fragilisée et en perte de repères. Cette exclusion, à la fois économique et politique, alimente le cynisme et la résignation, éloignant progressivement les jeunes de la vie publique.

Le risque est alors double. D’une part, une fuite des talents vers l’extérieur, souvent au prix de sacrifices et d’emplois sous-qualifiés. D’autre part, un abandon de l’espace politique par ceux qui devraient pourtant en être les acteurs principaux. Car, comme le souligne l’auteur, si les jeunes désertent cet espace, d’autres s’en empareront, au détriment de leurs intérêts.

Pour appuyer son analyse, Mouhamed Awali Akintola convoque la pensée du poète haïtien Etzer Vilaire, qui avertissait déjà en 1901 : « Toute nation qui ne nourrit pas sa jeunesse finit par être dévorée par elle. » Une citation qui résonne avec une acuité particulière dans le contexte béninois actuel, où la jeunesse représente la majorité démographique.

Face à ce constat amer, une question essentielle s’impose : le Bénin peut-il encore offrir à ses jeunes des raisons d’espérer, de rester ou même de revenir ? L’auteur plaide pour une inversion urgente des dynamiques actuelles. Il appelle à la création de conditions favorables à l’épanouissement local, à travers des politiques inclusives, des opportunités économiques réelles et une meilleure intégration des jeunes dans les processus décisionnels.

Au-delà du diagnostic, c’est bien l’idée d’un « nouveau contrat social » qui se dessine. Un pacte renouvelé entre l’État et sa jeunesse, fondé sur la confiance, l’inclusion et la valorisation des compétences.

Car, en définitive, l’avenir du Bénin dépend de sa capacité à redonner à sa jeunesse une place, une voix et surtout une raison d’y croire.

Rodrigue Finagnon AYAYEVO

 

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