top of page
le nationaliste logo-01.png
logo nationaliste detail [Récupéré]-03.png
VOTRE-PUB-ICI- ok.png

Ouverture du procès des présumés tortionnaires d’Ekpè : La famille de la victime exige une justice exemplaire

Le procès des présumés auteurs de la torture infligée à une femme à Ekpè s’ouvre ce vendredi 15 mai 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique béninoise après la diffusion, le 23 avril dernier, de vidéos montrant une femme nue, ligotée et suspendue au-dessus des flammes.

À l’ouverture de cette procédure judiciaire très attendue, les proches de la victime réclament une justice sans complaisance. « Tout ce que nous demandons, c’est que justice soit faite », a déclaré Prudence Fidégnignan, présenté comme un cousin de la victime. Il appelle à des sanctions exemplaires contre les mis en cause, estimant que « même accusée de vol, elle demeure un être humain avec des droits ».

Selon les informations rendues publiques, six personnes comparaissent devant la juridiction spécialisée. Elles sont poursuivies pour viol, coups et blessures volontaires ainsi que pour enregistrement et diffusion d’images relatives à la commission d’une infraction. Parmi les accusés figurent notamment des jardiniers, maraîchers et ouvriers, dont les plus jeunes sont âgés de 20 et 21 ans.

Un septième suspect, identifié par la victime sous l’appellation de « vieux » lors de son témoignage, demeure activement recherché par les autorités judiciaires.

Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 avril 2026 à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji. Les vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux avaient suscité une vague d’indignation au sein de la population, relançant le débat sur les violences populaires et les traitements inhumains infligés aux personnes soupçonnées de vol.

Âgée de 38 ans, la victime avait été admise dans un centre hospitalier où elle a reçu des soins pendant plusieurs jours avant de regagner son domicile le 1er mai dernier. D’après ses proches, elle souffrirait par moments de troubles mentaux.

L’ouverture de ce procès est perçue comme un test pour la justice béninoise dans un contexte où les appels au respect des droits humains et à la lutte contre les actes de vindicte populaire se multiplient.

Rodrigue Finagnon AYAYEVO

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
le nationaliste logo-01.png
bottom of page