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Niger : une semaine après la mutinerie, le gouvernement revient sur les événements de Niamey

 

Une semaine après la violente mutinerie qui a secoué Niamey, les autorités nigériennes ont tenu, vendredi 4 septembre, leur premier Conseil des ministres depuis les événements. La réunion a été principalement consacrée à la tentative de déstabilisation du pouvoir. À ce jour, le général Abdourahmane Tiani, chef de l’État, ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur la situation.

 

Au cours de cette rencontre, le gouvernement nigérien a renouvelé ses accusations à l’encontre de la France, qu’il soupçonne d’avoir joué un rôle dans la tentative de déstabilisation, avec l’appui de certaines complicités locales. Des accusations fermement rejetées par Paris. Interrogé sur la question, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, les a qualifiées de « pures fantaisies ».

 

Les autorités nigériennes ont également évoqué l’implication présumée de certains « Frères africains », sans toutefois désigner explicitement un pays, contrairement à de précédentes déclarations.

 

Dans le compte rendu officiel du Conseil des ministres, le gouvernement reconnaît par ailleurs, pour la première fois, que des civils ont perdu la vie au cours des affrontements. Il a également exprimé sa solidarité envers les personnes blessées et leur a souhaité un prompt rétablissement.

 

Le gouvernement a tenu à remercier le Mali et le Burkina Faso, membres avec le Niger de l’Alliance des États du Sahel (AES), pour leur soutien. Il a également salué l’appui de l’Algérie et de la Russie. Selon les autorités nigériennes, l’intervention de militaires de l’Africa Corps aurait notamment contribué à sauver le général Abdourahmane Tiani lors des événements.

 

Face aux accusations portées contre certains acteurs soupçonnés d’avoir participé à cette tentative de déstabilisation, Niamey envisage désormais de recourir aux mécanismes de la justice internationale. Le gouvernement n’exclut donc pas d’engager des procédures judiciaires contre les personnes ou États qu’il estime impliqués.


Aristide SETTIN

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