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Législatives et communales 2026 au Bénin : la mouvance présidentielle confirme sa domination, une carte politique redessinée

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

 

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics, mardi 27 janvier, les résultats définitifs des élections communales du 11 janvier 2026. À l’issue du scrutin, un constat s’impose : le paysage politique local béninois se simplifie, avec une domination nette des partis de la mouvance présidentielle.

 

Sur les trois formations en lice, seules l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc républicain (BR) ont franchi le seuil légal de 10 %, leur permettant d’obtenir des sièges dans les 77 communes du pays. Le parti FCBE, malgré sa participation, reste en dessous de la barre requise et sort sans élu. Cette configuration renforce l’impression d’un système politique de plus en plus structuré autour de deux grands pôles.

 

Une participation modérée mais jugée significative

 

Le scrutin a enregistré 2 872 802 votants sur 7 834 608 inscrits, soit un taux de participation de 36,67 %. Sur l’ensemble des bulletins déposés, 2 715 528 ont été déclarés valables contre 157 274 annulés.

 

Selon le président de la CENA, Sacca Lafia, ces chiffres traduisent une mobilisation notable, malgré la complexité du processus électoral et le couplage inédit avec les législatives. L’impression dominante reste celle d’un défi logistique relevé avec succès et d’un climat globalement apaisé.

 

UP-R en tête, BR en progression

 

Dans le détail des résultats, l’UP le Renouveau arrive largement en tête avec 1 328 475 voix, soit 48,92 % des suffrages exprimés, décrochant 963 sièges. Le Bloc républicain suit avec 1 206 390 voix (44,43 %) et 852 sièges.

 

Au-delà des chiffres, ces résultats consacrent l’hégémonie confirmée de la mouvance présidentielle sur la gestion locale. Pour de nombreux acteurs politiques, cette victoire renforce l’idée d’une gouvernance territoriale désormais solidement ancrée entre les mains des partis soutenant l’action gouvernementale.

 

Marc Valère Vèdo GOUBALI : satisfaction et lecture stratégique

 

Réagissant aux résultats, Marc Valère Vèdo GOUBALI (UP-R) se félicite d’un scrutin qu’il qualifie d’« apaisé », reflet selon lui de la maturité démocratique du peuple béninois. Il salue le professionnalisme de la CENA et voit dans la victoire de l’UP-R 963 conseillers municipaux, 60 députés et 38 communes remportées la confirmation de sa place de première force politique nationale.

 

Son analyse reste toutefois lucide : il reconnaît la progression du BR dans le Couffo ainsi que la perte de certaines communes stratégiques comme Lokossa et Porto-Novo. Mais il met en avant la performance jugée « historique » de son parti dans le Zou, où les neuf communes ont été remportées, un fait perçu comme un record politique.

Son impression générale : une victoire qui oblige désormais à transformer la confiance populaire en actions concrètes.

 

Le BR se projette malgré des limites

 

Du côté du Bloc républicain, Cyr Lisbasto Adjademe adopte un ton mêlant réalisme et optimisme. S’il admet que son parti ne pourra pas désigner le maire d’Abomey, il parle d’un « pas considérable » franchi. Il souligne une progression visible : de zéro à sept conseillers communaux, de deux à dix-sept chefs quartiers et l’entrée dans des postes de chefs d’arrondissement.

 

L’impression qui se dégage est celle d’un parti en phase de consolidation, misant sur la persévérance et l’ancrage progressif.

 

Une élection charnière

 

Pour l’analyste Donald Oréano Uméric Kpèdé, ces communales marquent un tournant historique en raison de leur couplage avec les législatives. Il retient surtout l’image d’une hégémonie consolidée de la mouvance présidentielle face à une opposition fragilisée par les nouveaux seuils électoraux.

 

Malgré une participation modérée, l’élection s’est déroulée dans le calme, renforçant l’idée d’un processus maîtrisé. Sa conclusion est sans équivoque : la gouvernance locale pour les sept prochaines années restera fermement contrôlée par les grands blocs partisans.

 

Aristide SETTIN

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