Littérature au Bénin : Un nouvel ouvrage de Marc Valère Vèdo Goubali présenté à Bohicon
- Aristide SETTIN

- 27 avr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 avr.

La ville de Bohicon a servi de cadre, le samedi 25 avril 2026, à la présentation officielle de l’ouvrage Chronique du fils de la lumière, signé Marc Valère Vèdo Goubali. L’événement, empreint de solennité et d’enthousiasme, a rassemblé un parterre d’acteurs politiques, administratifs, universitaires et culturels venus saluer la naissance d’une œuvre qui se veut à la fois témoignage et interpellation sociale.
D’entrée de jeu, le livre s’affirme comme une écriture audacieuse, oscillant entre douceur poétique et vérité dérangeante. Une dualité que la présentatrice Méliane Ayidoté a mise en relief, soulignant la capacité de l’ouvrage à éveiller les consciences tout en conservant une forte dimension esthétique. Selon elle, certaines œuvres ne se contentent pas de distraire : elles provoquent, questionnent et invitent à une prise de conscience profonde. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le texte de Goubali.
Au-delà de son apport littéraire, l’ouvrage se distingue également par sa portée pédagogique et sociale. Il s’agit d’un récit qui cherche à éclairer, à orienter et à transmettre. Représentant les éditions L’Harmattan Bénin, Cephes Akplogan a salué un travail porteur de sens, insistant sur la responsabilité des témoins de leur époque à partager leurs expériences afin d’éclairer les générations futures et de renforcer les liens de solidarité.
Mais avant de devenir un livre, ce projet relevait d’un véritable défi personnel. Issu du monde scientifique, l’auteur s’est aventuré sur le terrain de la littérature avec une audace assumée. Le préfacier Appolinaire Agbazahou n’a pas caché sa surprise initiale, rapidement dissipée par la qualité du manuscrit, qu’il dit avoir découvert avec intérêt et admiration.
Au fil des pages, le texte ne laisse pas indifférent. Il interpelle, dérange et pousse à regarder des réalités souvent ignorées. Cette force critique a particulièrement retenu l’attention de plusieurs personnalités présentes, dont l’honorable Mama Sanni, qui a reconnu le courage de l’auteur à aborder des sujets sensibles sans détour.

Cependant, derrière cette écriture parfois incisive se dessine une profonde attache à la terre natale de l’auteur. Bohicon y apparaît non seulement comme un cadre, mais comme une source d’inspiration et d’identité. Le maire Ferdinand Bokossa a d’ailleurs exprimé sa reconnaissance pour cette mise en lumière de la ville à travers une œuvre littéraire engagée.
L’originalité du livre réside aussi dans sa capacité à conjuguer rigueur scientifique et sensibilité artistique. Cette rencontre de deux univers confère au texte une richesse particulière. Pour l’ambassadeur Gildas Agonkan, cette transition réussie d’un homme de sciences vers la littérature constitue une véritable consécration.
La cérémonie a également été marquée par une dimension symbolique forte, avec une bénédiction traditionnelle formulée par Dah Guedou. Celui-ci a exprimé des vœux de réussite et de longévité à l’auteur, tout en prédisant un avenir prometteur à son parcours littéraire.

Une œuvre porteuse d’espoir
Avec Chronique du fils de la lumière, Marc Valère Vèdo Goubali signe une entrée remarquable sur la scène littéraire. Entre introspection, critique sociale et message d’espérance, l’ouvrage s’impose comme une voix singulière, libre et profondément humaine.
À travers cette cérémonie, Bohicon n’a pas seulement assisté à la sortie d’un livre : elle a été le théâtre de l’émergence d’une pensée en mouvement, d’une lumière appelée à rayonner bien au-delà des frontières locales.
Aristide SETTIN

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