top of page
le nationaliste logo-01.png
logo nationaliste detail [Récupéré]-03.png
VOTRE-PUB-ICI- ok.png

Guinée-Bissau : le général Horta N’Tam placé à la tête d’une transition militaire

 

La Guinée-Bissau est entrée dans une nouvelle phase d’incertitude politique. Jeudi 27 novembre, les officiers ayant pris le contrôle du pays ont annoncé la désignation du général Horta N’Tam, ancien chef d’état-major de l’armée de terre, comme président de la transition et dirigeant du Haut commandement militaire.

 

La déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse organisée à Bissau. Entouré de soldats en armes, le général a confirmé son investiture après avoir prêté serment dans l’enceinte même de l’état-major, placé sous une surveillance exceptionnelle depuis le début de la crise.

 

Une installation expéditive au cœur du dispositif militaire

 

La prise de fonctions du général s’est déroulée dans une salle de réunion de l’état-major, devenu le centre névralgique du pouvoir militaire, à proximité du port de la capitale. Les commandements des trois composantes de l’armée – terre, air et marine – ont officiellement validé sa nomination, ouvrant une période de transition annoncée pour un an.

 

Dans un discours concis, le nouveau chef de la junte a tenté de légitimer le renversement du pouvoir civil en évoquant la nécessité de faire face à une prétendue opération de déstabilisation attribuée à des réseaux de narcotrafic. Il a également annoncé la réouverture des frontières, fermées dans les premières heures du putsch.

 

Une capitale sous tension et des libertés restreintes

 

Bissau demeure toutefois sous haute surveillance. Les forces de sécurité continuent de quadriller les principaux axes, tandis que le PAIGC, principale formation d’opposition, a appelé à une mobilisation devant le ministère de l’Intérieur.

 

Les militaires ont par ailleurs imposé de sévères restrictions aux médias. Les radios très influentes dans le pays ainsi que les autres organes de presse, n’ont plus le droit de diffuser d’analyses politiques ni de reportages relatifs aux événements en cours.

 

La communauté internationale dénonce un coup de force

 

La Cédéao a rapidement réagi en condamnant ce qu’elle qualifie ouvertement de « coup d’État ». L’organisation régionale fustige une « violation grave de l’ordre constitutionnel » et avertit que cette rupture institutionnelle représente une « menace directe pour la stabilité de la Guinée-Bissau et de toute la région ».

 

Aristide SETTIN

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
le nationaliste logo-01.png
bottom of page