Bénin : les communales de 2026 confirment la suprématie de l’UPR et du BR dans les 77 communes
- Aristide SETTIN

- 28 janv.
- 2 min de lecture

Les élections communales du 11 janvier 2026 ont profondément redessiné le paysage politique local au Bénin. La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics les résultats officiels le mardi 27 janvier, mettant en évidence une domination nette des partis de la mouvance présidentielle. À l’issue du scrutin, l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR) se partagent l’intégralité des sièges de conseillers communaux sur l’ensemble du territoire national.
Sur les trois formations politiques engagées dans la course – l’UPR, le BR et la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) – seules les deux premières ont franchi le seuil légal d’éligibilité. Grâce à leurs performances respectives, elles raflent les 1 815 sièges de conseillers communaux répartis dans les 77 communes du pays.
L’UPR en tête, le BR en position de force
Arrivée en tête du scrutin, l’Union progressiste le Renouveau totalise 48,92 % des suffrages valablement exprimés. Ce score lui permet d’obtenir 963 sièges de conseillers communaux, confirmant ainsi son implantation territoriale et son statut de première force politique au niveau local.
Le Bloc républicain n’est pas en reste. Avec 44,43 % des voix, le parti décroche 852 sièges et s’impose comme un acteur incontournable de la majorité présidentielle dans les collectivités territoriales.
La FCBE écartée du partage des sièges
La Force cauris pour un Bénin émergent, malgré une participation au scrutin, n’a pas réussi à obtenir une représentation communale. Créditée de 6,65 % des suffrages valablement exprimés, la formation politique reste en dessous du seuil de 10 % exigé par la législation électorale.
La CENA fonde sa décision sur l’article 184, alinéa 1er du Code électoral, qui précise que seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national peuvent prétendre à l’attribution des sièges. En conséquence, la FCBE est exclue de la répartition.
Une participation en baisse, une majorité consolidée
Autre fait marquant de ces élections communales : la faible mobilisation des électeurs. Le taux de participation national s’établit à 36,67 %, selon les chiffres officiels de la CENA, confirmant une tendance persistante à la faible affluence lors des consultations locales.
Avec une gouvernance communale désormais entièrement assurée par l’UPR et le BR, la majorité présidentielle consolide son emprise sur les collectivités territoriales. Cette configuration favorise une plus grande cohérence entre l’action gouvernementale et la gestion locale, tout en soulevant des interrogations sur le pluralisme politique et la représentation de l’opposition à l’échelle communale.
Aristide SETTIN

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