11ᵉ Journée mondiale de l’approche « Une seule santé » : le Bénin mise sur une synergie entre santé humaine, animale et environnementale

À l’occasion du lancement de la 11ᵉ édition de la Journée mondiale de l’approche « Une seule santé », le mardi 3 novembre 2026 à Cotonou, les autorités béninoises ont réaffirmé leur engagement à renforcer la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale. Une démarche qui vise à mieux prévenir les risques sanitaires et à apporter des réponses coordonnées aux menaces qui pèsent sur les populations et les écosystèmes.
La santé humaine est étroitement liée à celle des animaux et à l’équilibre de l’environnement. Dans un contexte marqué par l’émergence de nouvelles menaces sanitaires, la dégradation des écosystèmes et les effets des changements climatiques, la coordination des interventions entre les différents secteurs apparaît plus que jamais indispensable. C’est autour de cette conviction que le Bénin a célébré, le mardi 3 novembre 2026 à Cotonou, le lancement de la 11ᵉ édition de la Journée mondiale de l’approche « Une seule santé ».
La cérémonie a connu la participation de plusieurs autorités gouvernementales et territoriales, de professionnels de la santé, de partenaires techniques et financiers ainsi que de représentants de la société civile. Placée sous le thème « Unir les secteurs pour la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes », cette édition entend renforcer l’appropriation de cette approche, mettre en valeur les progrès réalisés au Bénin et consolider une coopération durable entre les acteurs concernés.
Une approche fondée sur l’interdépendance des santés
Prenant la parole à cette occasion, le préfet du Littoral, Gilbert DEOU, a rappelé que la santé des populations ne peut être envisagée indépendamment de celle des animaux et de l’environnement. Pour lui, les risques sanitaires auxquels les communautés sont confrontées nécessitent des réponses concertées, aucun secteur ne pouvant, à lui seul, apporter des solutions suffisamment efficaces.
Une nécessité également soulignée par le ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges ALEX. Il a attiré l’attention sur les conséquences sanitaires de la pollution, de la dégradation des terres, de la contamination des eaux et des changements climatiques. Face à ces défis, il a plaidé pour une gouvernance intégrée, un meilleur partage des informations entre les secteurs et le renforcement des dispositifs de surveillance, de veille et d’alerte précoce.
La santé animale et végétale au cœur de la stratégie
Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement la santé animale et végétale dans les politiques de prévention sanitaire. Il a notamment évoqué les campagnes de vaccination des animaux de compagnie contre la rage, engagées depuis 2019, ainsi que les initiatives de formation en épidémiologie de terrain.
Au-delà de ces actions, le ministre a appelé à une collaboration renforcée entre les services techniques concernés afin d’améliorer la surveillance des maladies, de prévenir leur propagation et de protéger durablement les populations.
La lutte contre la rage, une priorité nationale
Intervenant à son tour, le ministre de la Santé, le professeur Benjamin HOUNKPATIN, a mis en évidence les liens étroits entre l’émergence des maladies infectieuses, les pressions exercées sur les écosystèmes et les changements climatiques. Il a également présenté les efforts engagés par le Gouvernement pour renforcer la prévention sanitaire, notamment à travers la mobilisation de près de 16 000 agents de santé communautaire et l’intensification des actions de lutte contre la rage.
À ce sujet, l’ambition affichée par les autorités sanitaires est de « parvenir à zéro décès humain dû à la rage au Bénin à l’horizon 2030 ». Pour atteindre cet objectif, le ministre a invité les populations à faire vacciner leurs animaux domestiques et à éviter tout contact avec les animaux errants.
À travers cette 11ᵉ édition de la Journée mondiale de l’approche « Une seule santé », le Bénin réaffirme ainsi sa volonté de faire de la coopération intersectorielle un levier essentiel de protection sanitaire et environnementale. L’enjeu est de construire un dispositif de prévention et de riposte plus cohérent, capable d’anticiper les menaces et de préserver durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes.
Aristide SETTIN

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